Influence de l'environnement social local sur les décisions de scolarisation – ILSESD
Résumé du projet
L'éducation n'est pas seulement un processus d'apprentissage, mais aussi un processus décisionnel. Tout au long du parcours scolaire, les individus doivent en effet choisir un établissement scolaire, une filière, une classe. Ces décisions interviennent souvent tôt, à un âge où l'environnement immédiat est susceptible de jouer un grand rôle. Dans ce contexte, la France fait partie des pays où la reproduction sociale par l'école est la plus importante. Pour mieux comprendre cette reproduction sociale et mettre en œuvre des dispositifs permettant d'y répondre, il est nécessaire de mesurer l'impact de l'environnement scolaire et social tout au long du processus d'éducation. Pour répondre à cet objectif, ce projet se décline en trois questions. D'abord, quel est l'effet des voisins sur les choix d'orientation ? Ensuite, quel est l'impact des politiques de la ville sur les choix d'établissement scolaire ? Enfin, quel est l'impact de la superposition des politiques de la ville et de l'éducation ?
Partenaire
LEM Lille - Economie et Management
Aide de l'ANR
220 115 euros
Durée du projet scientifique
Début : avril 2022 - 48 Mois
Publications
Place-Based Policies: A Path to Opportunity or a Mark of Stigma for Targeted Neighborhoods?, Garrouste, M., Lafourcade, M. (Univ. Paris Saclay, PSE), - Latest version - forthcoming Journal of the European Economic Association
Résumé
Even though place-based policies involve large transfers toward low-income neighborhoods, they may also produce territorial stigmatization by spotlighting the targeted areas. This paper appeals to the quasi-experimental discontinuity in a French reform that redrew the zoning map of subsidized neighborhoods on the basis of a sharp poverty cut-off to assess the “net" effect of place-based policies on school outcomes. Using a difference-in-differences approach, we find strong evidence of stigma effects from policy designation on public middle schools located in neighborhoods below the policy cut-off, which saw a significant decrease in their post-reform pupil enrollment compared to their counterfactual analogues in unlabeled areas lying just above the poverty threshold. This "zone-and-shame" effect is immediate, it persists up to five years after the reform, and it is triggered by the reactions of parents from all socioeconomic backgrounds, who avoided public schools in policy areas and shifted to those in other areas or, only for wealthy parents, to private schools. There is also evidence of a short-lived decrease in pupils’ test-scores associated with this spatial resorting. We uncover, on the contrary, only weak evidence of stigma reversion after an area loses its designation, suggesting hysteresis in bad reputations conveyed by policy labeling.